Vous êtes ici : Accueil > GESTION DE L'EXPLOITATION > Agriculture biologique > Productions animales bio > Bovins lait bio > Un parc à veaux en extérieur

Construire un parc à veaux en extérieur

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Construire un parc à veaux en extérieur

Avec l’augmentation de la taille des troupeaux laitiers, la mortalité des veaux dans les élevages à tendance à croitre. Outre la phase délicate du vêlage, les deux principales pathologies à l’origine de cette mortalité sont les diarrhées et les problèmes pulmonaires. Dans la majorité des cas, les éleveurs mettent en cause la nurserie comme source de ces problèmes.
Pour éviter ces risques sanitaires mais aussi pour simplifier le travail, certains éleveurs optent pour la mise à l’herbe des veaux dès le plus jeune âge. Santé, rusticité, sociabilité, simplicité…
Eric LEPAGE, éleveur laitier biologique à Saint Jean des Baisants (50) nous explique pourquoi et comment il a construit son parc à veaux en extérieur.

L’origine du projet

Eric LEPAGE, éleveur laitier biologique à Saint Jean des Baisants (50)« En 2010, j’ai démarré une conversion à l’agriculture biologique, pour redonner de la cohérence à mon métier d’éleveur. Mes pratiques ont évolué (et elles évoluent toujours) pour garder une logique éthique et économique. En 2013, j’ai participé à un voyage d’études en Angleterre où j’ai découvert que l’on pouvait produire du lait bio en quantité tout en maximisant le pâturage et en réduisant les charges. Depuis, je m’en suis inspiré pour organiser mon pâturage, pour construire ma nouvelle stabulation et pour gérer l’élevage de mes veaux.
La conduite des veaux en extérieur m’intéressait car je voulais améliorer la santé des veaux, valoriser plus l’herbe et simplifier les tâches quotidiennes. J’ai donc d’abord cherché à regrouper mes vêlages au printemps pour profiter de la pousse de l’herbe et d’une météo plus favorable. Les vêlages s’étalent de mars à juin, avec un pic de 50 vêlages sur un seul mois.

Une fois les travaux du nouveau bâtiment des vaches laitières terminé, j’avais une parcelle de remblais à valoriser. Je l’ai remise en herbe et j’ai décidé d’en faire un parc pour les veaux. Avec mon salarié, on a mis du temps à finir ce projet car on l’a construit au fil de l’eau avec uniquement des matériaux de récupération (principalement issus des travaux du bâtiment). J’estime que ce projet m’a coûté 1 000 euros en tout.

J’ai mis mes premiers veaux dedans à la fin du mois de juillet 2016. Une très grande satisfaction ! Non seulement les veaux sont beaux (bonne croissance, poils sains, pas de maladie), mais je les trouve aussi plus sociables. Quand je rentre dans le parc, je leur parle, je les caresse, et ils ne s’enfuient pas, contrairement au fait d’être dans une case.
Notre travail est vraiment simplifié : j’ai rationnalisé les apports de lait et d’aliment, je n’ai plus de cases à curer, ni de veaux à déplacer d’un box à l’autre. Et puis c’est agréable de les voir dehors avec autant d’espace. »

Mise en œuvre

« J’ai clôturé le parc (800 m²) avec des fils électriques bas et une barrière en bois, pour allier sécurité contre la fugue et esthétique. Cà habitue ainsi les animaux aux fils électriques et les génisses seront plus dociles à la mise à l’herbe suivante.
L’abri a été construit en matériaux de récupération issus de la construction du bâtiment des vaches laitières : bardages bois, tôles ondulées, vieux cornadis, auge…
Il est orienté plein Est pour que les veaux soient à l’abri de la pluie et du vent et qu’ils profitent du soleil du matin et de l’après-midi. Je paille sous l’abri pour leur couchage, mais je suis parfois étonné de les surprendre à dormir dans l’herbe.

J’ai rentré 15 génisses dans le parc, âgées de 3 semaines, après les avoir laissées les premiers jours sous la mère, puis en case individuelle pour apprendre à téter.
S’il peut y avoir un peu de différence d’âge entre les premiers nés et les derniers, je pense qu’il ne faut pas dépasser les 2 mois d’écart. Les veaux les plus âgés ne devront pas trainer au sevrage.

Les veaux sont nourris au milk-bar avec du lait yaourté (2 buvées par jour jusqu’à 2 mois, puis 1 buvée), ainsi qu’avec un complément en céréales aplaties, de foin et de paille. Pour l’abreuvement, j’ai réutilisé un abreuvoir isotherme que j’ai installé sur une dalle béton. »

Témoignage

EARL des Glycines - Eric LEPAGE

  • 1,8 UMO
  • 85 ha
  • 85 vaches laitières
  • 370 000 l livrés à Danone

 

Télécharger ce témoignage

Contact

Besoin d'informations ?
Un conseil personnalisé ?

Caroline TOSTAIN

Conseillère en agriculture biologique

Tél : 02 33 06 46 72

Publications

Agenda

Du 18 septembre au 19 septembre 2019

Bourg lès Valence

Le 26 septembre 2019

le Locheur