Conversion lait bio

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Produire du lait bio, et si c’était maintenant ?

Fin des quotas, nouvelle PAC, consommation de lait bio en hausse, demandes des laiteries, les signaux pour passer en bio sont au vert.

2014, une année de transition ?

L’année 2014 s’annonce être une année charnière pour l’agriculture et pour l’élevage laitier en particulier. A l’horizon se profile l’arrêt des quotas laitiers (mars 2015) et l’occasion de réfléchir à une transition de son exploitation vers de nouveaux marchés. Lors du colloque « Objectif Lait 2015 » organisé par la Chambre d’agriculture le 23 janvier dernier, il a bien été rappelé que les exploitations allaient devoir être plus flexibles pour répondre aux besoins des laiteries. Toutefois, tous les éleveurs ne sont pas prêts à produire plus de maïs et à donner plus de concentrés pour augmenter les volumes. Les systèmes herbagers notamment, plus limités en termes de leviers d’accroissement des volumes, peuvent se poser la question d’une valorisation de leur lait sous signe de qualité.
Dans le même temps, la nouvelle réforme de la PAC 2014-2020 semble être en faveur du développement durable. Un paiement vert va être instauré avec des conditions de diversification des cultures, de maintien des prairies permanentes et d’entretien des réservoirs écologiques. D’autre part, les aides à l’agriculture biologique repassent sur le second pilier (développement rural), dont le budget devrait être revu à la hausse au niveau français (+1,4 milliard d’euros/an).
Enfin, le gouvernement français signe pour la transition écologique avec le plan Ambition Bio 2017 dont les actions restent à définir mais qui affiche déjà la couleur : doubler les surfaces en agriculture bio d’ici 2017 !

Une consommation et une collecte nationale en hausse

La collecte de lait bio fin 2012 a connu une progression importante de 35% par rapport à 2011 sous l’effet d’une grosse vague de conversion 2 ans plus tôt, engendrant une déstabilisation des marchés. Depuis plus d’un an, la production laitière biologique française est suffisante pour couvrir les besoins du marché intérieur, les importations de lait bio étant à présent réduites. En 2013, la croissance de la collecte se poursuit plus calmement en volume mais est en phase avec l’évolution de la consommation. En effet, après l’année 2012 stagnante, la consommation repart à la hausse en 2013. Au premier semestre 2013, les ventes ont progressé de +3 % pour le lait de consommation et de +6 % pour le beurre (source CNIEL, hors chiffres « drive », en pleine expansion).

Des nouvelles demandes de lait bio dans la Manche

En fin d’année, un tour d’horizon a été fait auprès des laiteries qui collectent en Basse Normandie pour savoir lesquelles seraient preneuses de nouveaux producteurs bio en 2013-2014. Parmi celles qui recherchent activement, Danone affiche clairement un besoin de 15 nouveaux producteurs pour compléter sa collecte autour du site du Molay Littry (14). Biolait, qui prospecte dans toute la France, a réaffirmé lors d’une porte ouverte conversion en novembre dernier à Montabot (50) son ouverture à de nouveaux contrats, notamment en prévision de départs en retraite de certains exploitants. Quant aux laiteries Triballat, Lactalis et Isigny Ste Mère, l’ambition n’est pas à l’accroissement pour le moment. Les demandes qui leur parviendront seront toutefois traitées au cas par cas selon les besoins et la localisation par rapport aux circuits de collecte bio déjà en place.

Et si c’était fait pour vous ?

Se convertir à l’agriculture biologique, nécessite souvent quelques changements mais pour certains, la marche à franchir n’est pas si haute. Pour produire du lait bio, il faut d’abord partir avec une alimentation du troupeau essentiellement basée sur l’herbe et le pâturage avec des compléments énergétiques que l’on peut produire sur la ferme. La faible utilisation d’intrants annonce une transition plus facile vers un arrêt des produits phytosanitaires et engrais chimiques de synthèse. La santé du troupeau est bien souvent maintenue voire améliorée de par une production laitière par vache plus basse et l’emploi de médecines alternatives. Le seuil de 3 traitements vétérinaires maximum par vache et par an autorisé en bio est d’ailleurs rarement atteint en conventionnel (cf résultats du CASDAR CEDABIO). Côté économique, la compression des charges liée à la recherche d’autonomie mais aussi le prix du lait payé en bio (en moyenne 443euros/1000L pour la campagne 2012/2013 dans les 9 fermes bio des Réseaux d’Elevage) permettent de dégager un revenu égal ou supérieur selon les structures.

En clair, un contexte agricole qui bouge mais des directions qui se dessinent pour ceux et celles que l’agriculture biologique séduit.

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