J’aménage ma base phytosanitaire

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S’équiper pour la préparation de la bouillie et le remplissage du pulvérisateur.

Pourquoi choisir cette solution ?

Gagner du temps

Par un débit de remplissage du pulvérisateur important.

Par des déplacements limités.

Travailler en sécurité, pour les personnes et l’environnement

Un poste de préparation bien organisé permet d’éviter les risques d’erreur de dosage.

Les EPI apportent une meilleure protection des personnes et diminuent les risques de contamination au moment où le produit concentré est manipulé.

Gagner en confort

Disposer d’un endroit propre pour faire ses calculs.

Limiter les ports de charges.

Disposer d’un point d’eau pour se laver, etc.

Travailler sur un sol bétonné.

L’essentiel à savoir

L’aire de préparation

Elle doit être abritée si possible fermée et implantée proche du lieu de stockage et de la zone de remplissage.

Elle est agencée en tenant compte de la pénibilité du travail. Elle comprend :

  • un point d’eau d’urgence,
  • un bac de stockage des emballages,
  • un endroit dédié au stockage des documents, EPI, carnet de plaine, fiche de traitement,
  • du matériel de dosage,
  • un affichage des consignes de sécurité.

Elle est dotée d’un dispositif de récupération des eaux usées contaminées et un système de nettoyage.

L’aire de remplissage

Elle a pour but d’éviter les risques de contamination y compris celle du réseau d’eau potable par siphonage. Elle facilite l’accessibilité au poste de remplissage. Pour cela il faut prévoir les options suivantes :

  • une arrivée d’eau par col de cygne sans contact avec la cuve,
  • un clapet anti-retour,
  • un réservoir tampon en hauteur,
  • une graduation visualisant le niveau de la cuve du pulvérisateur,
  • un volucompteur sur le tuyau de remplissage.

Combien ça coûte ?

Les bâtiments représentent la part la plus importante du coût et cela peut être très variable selon les bâtiments dont on dispose. L’agriculteur déjà équipé peut améliorer ses pratiques en participant à une formation Certiphyto gratuite*.

* formation réalisée avec le concours financier du Vivea ou du Fafsea et susceptible de bénéficier d’un co-financement de FSE ou du FEADER, de FranceAgriMer.

L'expérience de Laurent Batel

« J’exploite 70 ha en blé, colza et orge tout en travaillant pour un fabricant de produits phytosanitaires, ce qui m’a sensibilisé à l’aspect santé et sécurité lié à leur manipulation. Un accident est vite arrivé et s’équiper correctement, c’est anticiper les risques. Par mesure d’efficacité, j’ai réfléchi à mon organisation lors de la préparation de la bouillie.

Le stockage des produits, le lieu de préparation et la plate-forme sont proches les uns des autres pour optimiser les déplacements et les ports de charge.

J’ai installé une cuve tampon de 2 500 L avec flotteur qui s’emplit pendant que je suis au champ, ce qui est un gain de temps. La préparation de la bouillie se fait sur une plate-forme bétonnée pour récupérer les éventuelles eaux de débordement. Et j’ai pour projet d’installer un système de traitement des eaux par osmofiltre.

J’ai aménagé l’aire de préparation de la bouillie de la façon suivante : un meuble avec une paillasse dans lequel je range la documentation utile et les équipements de protection individuelle (EPI). Cela participe au confort de travail.

Pour ma sécurité, je fais très attention à l’ordre d’introduction des produits dans le pulvérisateur afin d’éviter les problèmes de mousse et de prise en masse. Une note technique est d’ailleurs affichée à l’endroit où je prépare ma bouillie. J’attache beaucoup d’importance au conditionnement : forme des bidons, volume, système anti-glouglou, mais aussi à l’inclinaison du bidon pour éviter le glouglou.

Pour mieux me protéger, je porte des gants, des lunettes et un masque pendant toute la durée de la préparation. Ces EPI sont bien entendu stockés à l’extérieur du local phyto.

J’envisage d’améliorer l’incorporateur de mon pulvérisateur qui est pour l’instant difficile d’utilisation. Pour l’instant, je vide les bidons par le haut en montant sur la passerelle.

Aujourd’hui, je suis certifié agriculture raisonnée, c’est une reconnaissance. »

L'exploitation agricole

Laurent BATEL, agriculteur
à Saint-Germain-sur-Eaulne (76)