Salle de traite ergonomique

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Prévenir les troubles musculo-squelettiques en salle de traite.

Pourquoi choisir cette solution ?

Eviter les troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les troubles musculo-squelettiques, ou TMS, représentent la première cause de maladies professionnelles déclarées en élevage. Ils comprennent principalement les sciatiques sur hernie discale, les tendinites de l’épaule, du coude et le syndrome du canal carpien.

Ils sont favorisés par des facteurs individuels (vieillissement, les femmes sont plus fragiles, l’hérédité), par des traumatismes (coups, chutes), par le stress et surtout certains mouvements.

Avoir une bonne posture, sans travailler en force

La traite comporte des gestes répétitifs et expose facilement au TMS. Il faut particulièrement veiller à la posture de travail, en réfl échissant en particulier à la hauteur du quai en fonction de la taille du trayeur principal. Le poids des griffes et la distance d’accès aux mamelles peuvent générer des contraintes supplémentaires.

Rendre la cadence acceptable

Certains gestes peuvent être simplifi és ou facilités, comme par exemple en mettant le petit matériel et les lavettes à hauteur d’homme. Le travail est ainsi plus confortable et la cadence plus supportable.

L’essentiel à savoir

Les activités à risque de TMS

  • La répétitivité des mêmes gestes, la cadence ;
  • les contraintes posturales, et le non respect des angles de confort articulaire ;
  • le travail en force, le poids des charges à manipuler. Prévenir les TMS.

Quatre principaux paramètres doivent être pris en compte :

  • La hauteur du quai en fonction du système de traite et de la taille des trayeurs (sans oublier la hauteur du talon des bottes). Il faut veiller à ce que l’opérateur garde le dos droit et à respecter les angles de confort articulaire (60° maximum pour l’élévation de l’épaule). A ce titre le quai mobile est une solution idéale mais assez onéreuse (7 à 10 000 €).
  • La profondeur pour l’accès aux mamelles, réduite en tandem ou en épi 30° par rapport à la TPA.
  • Le poids des griffes (1,7 kg à 3,3 kg), en faisant attention à l’encombrement et aux diffi cultés de réglage du vide que l’allègement peut induire.
  • La cadence, maximale avec un roto. D’autres installations contribuent au confort du trayeur : le double lactoduc, la commande pneumatique des portes, le chariot de lavage sur roulettes ou sur rail, la barrière poussante, etc.

Combien ça coûte ?

Le coût est variable selon les solutions : de modique, voire nul pour un simple aménagement, il peut aller jusqu’à 10 000 € pour un quai mobile.

L'expérience de Xavier Padée

« Suite à la destruction complète de mes bâtiments en 1999 par la tempête, je me suis attaché à reconstruire un équipement performant et confortable.

J’aime bien prendre des idées déjà expérimentées, et j’ai visité beaucoup d’installations avant d’opter pour un système de traite de plain pied TPA en 2 x 8 postes.

L’idée d’un plancher mobile m’est venue en visitant une salle de traite dans le Calvados, où le mari et la femme étaient de tailles très différentes : 1,90 m et 1,60 m. Comme j’emploie deux salariés, nous sommes plusieurs trayeurs, et le problème peut se poser. D’autant qu’en TPA, le caisson pare-bouse et le compteur à lait, situés en haut, deviennent vite gênant si on est trop grand. Le réglage de la hauteur du quai permet donc d’ajuster au mieux son poste de travail.

Enfin et surtout, le caillebotis souple est très agréable quand on piétine beaucoup. C’est chaud, toujours sec, non glissant sauf s’il gèle, et le lavage est assez facile. L’eau est évacuée en dessous à l’aide d’une pompe, même s’il faut bien gérer cette opération sous peine voir des odeurs remonter. »

L'exploitation agricole

Xavier Padée
Éleveur à Fouqueville (27)