Episode 3

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Ça vit dans le GAEC

Depuis maintenant 15 jours, Bruno, agriculteur dans le département de la Manche, nous fait part de son expérience d’associé de GAEC. Le personnage de Bruno est fictif mais son témoignage s’inspire de faits réels rencontrés dans les sociétés agricoles.
Dans ce nouvel épisode, Bruno raconte comment il a développé l’exploitation avec ses associés successifs, Michel son frère, puis Aurélie sa fille.

Episode 3/10 – Améliorer les conditions de travail

« Très jeunes, Michel et moi avons manifesté la volonté de devenir agriculteurs. Papa et maman auraient pu nous installer séparément. La situation s’est présentée lors de mon installation, mes parents ayant  repris une exploitation voisine. A cette occasion, ils ont privilégié une autre solution : regrouper les deux fermes et installer leurs deux fils sur l’unité constituée. »

La situation de Bruno, associé imaginaire, se rencontre fréquemment dans le processus de transmission d’exploitation. Bruno nous relate comment, de son côté, s’est construite cette structure unique.

Un développement de l’exploitation

Avec mon frère, nous partagions le même objectif : agrandir la nouvelle entité familiale et avoir l’exploitation la plus performante possible.
Développer et moderniser étaient nos maîtres-mots et devaient se réaliser à tout prix. Le quota a nettement augmenté.
Des investissements, comme la stabulation libre, la salle de traite et la fumière, ont été réalisés. Nous avons également créé un atelier volailles.
La seule contrepartie négative était le temps consacré à l’exploitation : il augmentait sans arrêt. Nous finissions notre journée à pas d’heure et nos épouses respectives nous le reprochaient régulièrement.

Améliorer les conditions de travail

A l’arrivé d’Aurélie dans le GAEC, les priorités ont été modifiées. Développer l’exploitation était important mais il devenait urgent de penser au bien-être des personnes qui y travaillaient.
Avec ma fille, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur l’amélioration de nos conditions de travail.
L’ambition était de réduire la pénibilité des tâches, d’augmenter la sécurité de nos interventions et surtout d’améliorer l’efficacité de notre travail pour passer moins de temps sur l’exploitation.

Un plan d’ensemble

Avec ton arrivée, ma fille, un vent nouveau souffle sur notre exploitationAurélie a travaillé sur tous les éléments qui pouvaient rendre le travail plus rapide et moins pénible.
Ancien agent de traite au service de remplacement, elle avait emmagasiné de nombreuses idées dans les exploitations où elle avait travaillées.
Elle a également fait de nombreuses recherches sur internet et a échangé avec d’autres internautes agriculteurs. Pour réaliser ce bilan, elle a même utilisé une méthode originale : me filmer lors des travaux d’astreinte. 
C’est stupéfiant le nombre de gestes inutiles que je faisais tous les jours. Pour en prendre conscience la caméra a été implacable.
J’aurai l’occasion de revenir plus longuement sur cette complémentarité des compétences au sein du GAEC lors d’un prochain épisode.

Des aménagements peu coûteux

Nous avons procédé à un certain nombre d’améliorations en ciblant des aménagements peu onéreux.
Nous avions des problèmes avec des génisses qui tapaient au moment des prophylaxies. Il nous arrivait ponctuellement de prendre un coup de pied.
Nous avions ensuite la hantise d’y retourner. Ma fille a imaginé un « pare-coup de pied »  en s’appuyant sur le principe du « diable ».
Pour le construire, elle a utilisé du matériel de récupération. Il nous a coûté le temps à le fabriquer.
Lors des échographies et des prises de température, nous intervenons maintenant en toute sécurité.
Autre avantage : si la vache vient à taper, elle ne risque pas de se blesser. Et nous avons mis en place bien d’autres choses !

 

 

Avantage de la société : un seul outil de production à mettre en place …

Avec une seule entité à conduire et à développer, la mise en société permet de rationaliser les investissements et d’accéder à du matériel plus performant. En particulier, elle facilite et sécurise l’installation d’un jeune entrant qui peut s’appuyer sur la structure existante. A plusieurs têtes, on est plus imaginatif et plus astucieux, on est plus réactif pour s’améliorer.

… à condition d’être d’accord sur les objectifs

Le projet d’entreprise doit être partagé entre tous les associés. L’absence d’objectifs clairs peut générer des tensions car certaines décisions seront prises en désaccord avec les attentes de l’un ou l’autre des associés. Au fil du temps, les situations personnelles de chacun des associés ou le contexte économique peuvent amener des divergences sur la vision stratégique des différents associés. Régulièrement, il est nécessaire de vérifier que les objectifs de départ restent partagés. 

 

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Contact :
Céline Marochin
celine.marochin@remove-this.normandie.chambagri.fr

 


 

Série d'articles réalisée avec la participation financière du Conseil Départemental de la Manche et du CasDAR

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